PRESSE: Le Mulhousien Kenny, de MNE aux Jeux olympiques de Tokyo pour RMC

Mulhousien, Kenny Voegelin a commencé la radio presque par hasard. Aujourd’hui, il suit une formation à Paris et fait des piges au service des sports de RMC pour réaliser les émissions sur les Jeux olympiques.

 

Article écrit par Isabelle Lainé pour le journal l’Alsace et les Dernières Nouvelles d’Alsace

Quand on parle de radio, on pense surtout aux animateurs et aux journalistes. Mais comme la télévision, ce média a besoin de nombreux techniciens pour fonctionner. « Il y a plus de travail dans cette spécialité », commente Kenny Voegelin.

Ce jeune Mulhousien, âgé de 24 ans, est arrivé dans le monde du son un peu par hasard. « Il y a six ans, il y avait une annonce de la Ville qui cherchait des bénévoles pour le festival Cité jeune. Il y avait plusieurs thèmes, dont la radio. J’ai fait des reportages. »

L’activité était alors encadrée par radio MNE et Old school. C’est donc tout naturellement que Kenny s’est ensuite retrouvé dans l’association à partir du début de l’année 2015. Bénévole pour commencer, puis service civique, et finalement prestataire technique comme autoentrepreneur. Mais comme beaucoup, Kenny est stoppé dans son activité par le confinement.

« C’était magnifique et j’ai appris beaucoup »

« J’ai décidé d’aller faire une école à Paris qui s’appelle le Studio école de France. C’est assez renommé. » Pendant sa première année, le Mulhousien partage son temps entre les cours, donnés le matin, et le stage en entreprise l’après-midi.

« Pendant six mois, j’étais assistant stagiaire pour le Drive RTL2 avec Eric Jean-Jean. C’était magnifique et j’ai appris beaucoup : comment construire une émission dans une radio musicale, comment réaliser une vidéo pour les live d’artistes, comment faire de la réalisation et j’ai aussi été community manager. »

Après cette expérience, Kenny n’a pas eu beaucoup de temps pour se poser. « Le directeur de l’école m’a appelé pour me dire que RMC avait besoin de techniciens pour les JO. » À raison de trois jours par semaine, le jeune réalisateur a pour mission de réceptionner les quelque soixante sources sonores différentes enregistrées à Tokyo par les journalistes et les techniciens. « On est en permanence en relation avec l’équipe pour rendre l’émission audible. »

Entre les sons d’ambiance, captés par les micros installés un peu partout sur les sites sportifs, les sons des commentateurs et des reporters, il faut être réactif et concentré. « La plupart des émissions se font en direct. En cas de problème, il y a un plateau à Paris pour intervenir en secours. »

« MNE a été ma première école de radio »

Pour ses premiers jours de travail, Kenny n’était pas encore seul aux manettes. Mais dès cette fin de semaine, il devait passer à la réalisation de 5 h à 16 h. « Nous sommes deux pour nous relayer. Mais c’est beaucoup d’adrénaline. C’est un challenge et j’aime ça. »

Ce passage dans le monde du sport aura permis au Mulhousien d’ajouter une corde à son arc en mesurant la différence entre une radio généraliste et une radio musicale. Mais il n’a pas vraiment de préférence. « J’irai où il y a de la place. »

Pour sa deuxième année d’école, son emploi du temps sera inversé. « Je travaillerai de 6 h à 12 h à M radio, une radio spécialisée dans la chanson française. Et l’après-midi, j’aurai cours de 14 h à 19 h. »

Ensuite, il partira là où il trouvera un emploi tout en espérant un retour en Alsace. « C’est ma région natale et je connais bien le monde de la radio locale. En plus de MNE, qui a été ma première école de radio, j’ai aussi fait un stage à Dreyeckland. »

Article paru dans le journal l’Alsace et les Dernières Nouvelles d’Alsace, à retrouver ici